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Montauban mes ailleurs / Mouloud Akkouche

Découvrez Montauban dans les pas et les mots de l'écrivain Mouloud Akkouche

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Après huit semaines passées à Montauban durant le printemps 2018 en résidence d'écriture à l'invitation de la Ville de Montauban et de l'association Confluences, l'écrivain Mouloud Akkouche a écrit un texte de fiction témoignant de ses pérégrinations, de ses rencontres avec les habitants et de son regard sur notre ville.

Podcastez l'enregistrement de ce texte lu par Anne Lehmann et Patrick Abéjean pour une exploration littéraire de Montauban, à écouter dans un fauteuil ou in situ, sur les lieux évoqués.

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­Informations pratiques

  • ­Fichier audio MP3 en téléchargement ici. . Dézippez le dossier (vous pouvez utiliser l'application gratuite WinZip) et placez-le dans votre bibliothèque musicale.
  • Des lecteurs MP3 et casques sont également disponibles en prêt au CIAP. Le matériel vous sera remis gratuitement­ contre une pièce d’identité le temps de votre déambulation en ville.
  • Plan des lieux de la ville évoqués dans le texte ici


Des lecteurs MP3 et casques sont également disponibles en prêt au CIAP. Le matériel vous sera remis gratuitement­ contre une pièce d’identité le temps de votre déambulation en ville.

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En savoir plus sur Mouloud Akkouche

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­Auteur de nouvelles, romans, polars, scénarios ou encore pièces radiophoniques pour France Inter, Mouloud Akkouche est un écrivain qui aime explorer différents genres littéraires.
Il a écrit de nombreuses nouvelles dont la première a été éditée en 1992 ­dans une revue québécoise.
Après la publication en 1997 de son premier roman Causse-toujours, dans la célèbre collection «­Le Poulpe­» aux éditions Baleine, il s’illustre dans le roman noir, avec deux romans aux éditions Gallimard, collection «­série noire­»,­ Avis déchéance (1998) et Les Ardoises de la Mémoire (1999), dans lesquels ont voit évoluer le personnage d’une commissaire de police, Nassima Benarous.
En 1999, il s’essaie également à l’écriture pour la jeunesse avec Une marque d’enfer (éd. Albin Michel, coll. Le Furet enquête).­En 2016, il participe à un ouvrage collectif consacré au patrimoine urbain en région Occitanie,­ Des miettes d’étoiles derrière soi : récits, traces, parcours en patrimoine : Occitanie (éd. Privat).
Même s’il a passé une grande partie de sa vie à Montreuil, Mouloud Akkouche vit à présent dans la région toulousaine et s’investit beaucoup dans le domaine de l’écriture, ­en animant régulièrement des ateliers d’écriture auprès d’un public varié et en participant à des rencontres publiques.

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­­En savoir plus sur quelques-unes des figures qui apparaissent sur les pistes n°4, 8, 12, 16, 18, 20 et 24

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Piste n° 4­: La Joconde

En 1940, tandis que de nombreux Français prennent la route de l’exil, fuyant l’avancée des troupes allemandes, les grands musées français cherchent à mettre à l’abri les plus grands chefs d’œuvre nationaux. C’est ainsi que début octobre, une caravane de 37 camions en provenance du Louvre arrive à Montauban, alors située en zone libre, pour abriter au sein du musée Ingres une collection impressionnante de 3170 tableaux. Parmi eux figure alors «­La Joconde­». Aux œuvres du Louvre s'ajoutent bientôt celles de collections particulières puis en 1941 les antiquités égyptiennes rejoignent également Montauban. Après l’entrée des Allemands en zone libre le 11 novembre 1942, Mona Lisa reprend la route jusqu’au château de Montal, dans le Lot voisin.

Piste n° 8­: Adolphe Poult

Fils de l’industriel Emile Poult fondateur de la biscuiterie qui porte encore aujourd’hui son nom à Montauban, Adolphe Poult demeure dans les mémoires pour son action héroïque durant les graves inondations de mars 1930. A bord d’une petite embarcation, il s’est employé à sauver des dizaines de personnes menacées par la montée des eaux. Il meurt noyé durant cette opération de sauvetage, le 3 mars. Un vitrail à l’église Saint-Orens de Villebourbon témoigne aujourd’hui de cet épisode.

Piste n° 12­: Marie-Rose Gineste

­Engagée de la première heure, Marie-Rose Gineste est une figure importante de la Résistance montalbanaise, militante de la CFTC (Confédération Française des Travailleurs Chrétiens) et principale animatrice du Secrétariat social et des assurances de la famille toulousaine. Jusqu’à la Libération, elle diffuse la presse clandestine, assure la liaison avec des groupes de Résistance, apporte son aide aux réfugiés et aux familles juives. Son «fait d’armes» le plus connu demeure la diffusion de la lettre pastorale de Monseigneur Théas qui condamne fermement les rafles des juifs. Durant l’été 1942, elle parcourt le Tarn-et-Garonne à vélo, apportant cette lettre dans de nombreuses paroisses du diocèse avec l’aide de Monsieur Bossu et Mademoiselle Puig. Après la guerre, Marie-Rose Gineste a reçu le titre de «­Juste parmi les Nations­». Son vélo est exposé à Jérusalem à Yad Vashem, le musée israélien de la Shoah.

Piste n° 16­: Olympe de Gouges

Figure de la Révolution Française, Olympe de Gouges, Marie Gouze de son vrai nom, est née à Montauban. Veuve très tôt, elle quitte sa ville natale pour Paris à 22 ans, avec son jeune fils. De langue maternelle occitane, comme la plupart des Montalbanais de son époque, elle s’emploie alors à maîtriser le français, sans jamais y parvenir totalement. Elle doit en effet faire appel à des secrétaires pour rédiger ses écrits, ce dont ses adversaires se serviront pour la discréditer. Séduite par le théâtre, elle écrit de nombreuses pièces marquées d’un fort engagement politique (condition féminine, dénonciation de l’esclavage…), qui trouve son accomplissement dans la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, rédigée en 1791. ­Elle est morte à Paris, guillotinée le 3 novembre 1793.

Piste n° 18­: un indien Osage

Venus en France en 1827 plaider la cause de leur peuple, des indiens d’Amérique de la tribu des Osages habitant en Louisiane française se retrouvent dans les griffes d’un impresario qui les montre en spectacle à Paris. Livrés à eux-mêmes après que leur «­protecteur­» ait été poursuivi par la justice, ils cherchent vainement à retourner chez eux. En 1929, trois d’entre eux parviennent à Montauban, où l’évêque Mgr Dubourg les prend en charge. Grâce à la générosité des Montalbanais, ils retourneront chez eux. En souvenir de cet épisode fraternel, ­Montauban est jumelée avec la ville de Pawhuska, capitale des Osages depuis septembre 1999.

Piste n° 20­: Latifa Ibn Ziaten

Latifa Ibn Ziaten est la mère d’Imad Ibn Ziaten, première victime des attentats terroristes commis par Mohamed Merah à Toulouse et Montauban en mars 2012. Depuis ce drame, elle sillonne la France pour mettre en garde les jeunes contre les dangers de l’intégrisme religieux et promouvoir le vivre-ensemble. Pour mener cette action, elle a fondé dès le mois d’avril 2012 l’association IMAD pour la Jeunesse et la Paix. L’association porte le nom de son fils, le maréchal des logis-Chef Imad Ibn Ziaten.

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Piste n° 24­: Armand

Armand Taillé, dit «­Armand­», était une figure bien connue des Montalbanais. Peintre, sculpteur et poète mais aussi imitateur d’oiseaux et d’animaux, on entendait bien souvent dans les rues ses sifflements ou ses cris avant même d’apercevoir son visage. Artiste autodidacte, il passait presque quotidiennement montrer ses œuvres d’art brut à ses amis de la place Nationale. Après son décès en 2009, une stèle en son hommage a été élevée au jardin des plantes, à l’initiative du Cercle des Amis de Bourdelle et grâce à la générosité des Montalbanais.

­Ce projet bénéficie du soutien de la DRAC Occitanie.